Bien que le combat soit aussi vieux que l’homme lui-même, le karaté pratiqué de nos jours tire son origine des techniques de combat pratiquées dans l’île d’OKINAWA et appelé en japonais OKINAWA-TE (TE=vide). Cet art lui-même semble dérivé du Kempo ou de la boxe chinoise. Une légende chinoise nous éclaire sur le Kempo.
Un moine bouddhiste indien de grande réputation Daruma TAISHI se rendit d’Inde en Chine pour se présenter à la cour des Liang, empereur d’alors. Un si long voyage, tant par sa longueur que par ses périls nombreux étaient une véritable épreuve d’endurance et le fait que Daruma soit parvenu en Chine nous indique qu’il possédait une réelle science de la self-défense. Il s’installa dans un monastère chinois pour y enseigner le bouddhisme et les exercices physiques nécessaires selon lui à la méditation et à l’ascétisme. Réflexe sensé de l’homme qui, voulant sauver l’âme, s’occupe d’abord du corps. Les moines du Temple SHAOLIN-ZU acquérirent bientôt une réputation méritée de meilleurs combattants du monde oriental.
La boxe chinoise actuelle dérive de ce « schaolin » ou combat aux poings. Okinawa est l’île principale de l’archipel des Ruykyu, situé dans la mer de Chine. Depuis des temps immémorables, Okinawa fut en contact avec la Chine et le Japon, ce qui lui fut néfaste par la suite, et le Kempo fut probablement importé dans cette île vers l’an 1400. Les japonais s’emparèrent des îles Ryukyu et y établirent leur suzeraineté. Toutes les armes du royaume furent interdites pour éviter toutes tentatives de rébellion. Les villageois n’avaient à leur disposition qu’un unique couteau par village, couteau enchaîné à un poteau sur la place principale, et que chacun utilisait tour à tour. On comprend aisément comment se développa le combat à mains nues.
En 1869 naquit à OKINAWA, celui qui allait être le père du Karaté moderne, Gichin FUNAKOSHI. Il commença d’étudier le Karaté vers l’âge de 11 ans et devint rapidement un expert en la matière. En 1917 et 1922 il effectue une tournée de démonstration au Japon et le Karaté s’implanta alors aux pays du soleil levant.
Le karaté devint rapidement populaire et d’autres experts vinrent d'OKINAWA pour l’enseigner au Japon, pays des arts martiaux par excellence (Ju-jutsu, Kendo, Kyudo, etc.)
En 1948, la fédération Japonaise de Karaté vit e jour sous la direction du maître FUNAKOSHI Gichin et sa création officielle donna un essor prodigieux à travers le japon et le monde. Bien que FUNAKOSHI Gichin ait été le père du Karaté, le plus grand génie de cet art martial, fut son fils Yoshitaka FUNAKOSHI qui décéda hélas, pendant la guerre de tuberculose. Yoshitaka FUNAKOSHI transforma les techniques d’OKINAWA importées par son père en ce qui est véritablement le Karaté moderne pratiqué de nos jours.
L’histoire du Karaté au Japon fourmille de mille anecdotes amusantes quant à l’opposition (amicale) entre le père et le fils, au sujet de l’enseignement. Elle regorge également à ses débuts, de sanglantes rivalités entre les différentes écoles ou de furieux combats opposaient les élèves. Interdit après la deuxième guerre mondiale par les autorités américaines, au même titre que tous les arts martiaux, le Karaté échappa en fait au décret en se faisant passer pour un exercice de gymnastique chinoise. On sait ce qu’il en est exactement maintenant.
Principes essentiels du Karaté
1. Puissance maximum
2. Concentration de force
3. Utilisation de la force de réaction
4. Contrôle de la respiration
5. « temps » d’attaque
6. Vitesse de réaction
7. Concentration spirituelle
8. Vision globale de l’adversaire
Un style "SHOTOKAN", un esprit.
Le Karaté est le plus ancien des arts martiaux et cette discipline, création des bases ‘Corps-Esprit', fut introduite en Chine, par un moine indien. Plusieurs adeptes de cet enseignement partirent pour l'île d'Okinawa (archipel japonais) où les entraînements réputés secrets auxquels ils se livrèrent, ont transformé peu à peu le ''Karaté chinois'' en ''Okinawa-Té'' qui se révéla plus efficace, plus élaboré en tant que self-défense.
Quelques siècles passèrent, cette dernière forme ''Okinawa-Té'' progressait, quand, en 1922 un karatéka de l'époque du nom de Gichin FUNAKOSHI vint au Japon pour y enseigner et entamera, avec l'aide de son fils Yoshitaka, une lente transformation de l'art traditionnel :
Ce fut l'avènement de la définition : SHOTOKAN RYU (création de nouveaux katas, changement des noms originels des katas en termes japonais).
Séquence de mouvements pré arrangés, ensemble de techniques de défenses, d'attaques et de contre-attaques, suivant un schéma de déplacement précis et un ordre plus ou moins complexe, simulant un véritable combat entre plusieurs adversaires survenant de plusieurs directions. On exécute un Kata seul. Le Kata, qui a été définit par les anciens Maîtres de Karaté, et qui ont tous au moins 100 ans d'âge, est un recueil des techniques traditionnelles, à la fois dictionnaire et grammaire, qui sont indispensables pour progresser dans le véritable art martial, bien au-delà de la présentation sportive qui leur est donnée aujourd'hui. Chaque style possède ses Kata, mais souvent leurs origines se rejoignent au XIXème siècle : on dit que ce sont les "formes-mères" d'un style et que leur survie est précieuse sous peine de ne plus faire un jour qu'une pale imitation de ce qu'était autrefois le véritable Karaté de combat. Le style Shotokan possède 26 Kata.
Noms et traductions des Kata (style Shotokan)
TAIKYO KYU SHODAN Cause Première, niveau un
TAIKYO KYU NIDAN Cause Première, niveau deux
TAIKYO KYU SANDAN Cause Première, niveau trois
HEIAN SHODAN Esprit Pacifique, niveau un
HEIAN NIDAN Esprit Pacifique, niveau deux
HEIAN SANDAN Esprit Pacifique, niveau trois
HEIAN YONDAN Esprit Pacifique, niveau quatre
HEIAN GODAN Esprit Pacifique, niveau cinq
TEKKI SHODAN Cheval De Fer, niveau un
TEKKI NIDAN Cheval De Fer, niveau deux
TEKKI SANDAN Cheval De Fer, niveau trois
BASSAI DAI Pour Pénétrer Une Forteresse (version majeure)
BASSAI SHO Pour Pénétrer Une Forteresse (version mineure)
KANKU DAI Observation Du Ciel (version majeure)
KANKU SHO Observation Du Ciel (version mineure)
HANGESTSU Demi-Lune
ENPI Hirondelle Volante
GANKAKU Grue Sur Rocher
JITTE Dix Mains
JI-ON En référence au Temple De Jion-ji
JI-IN Temple Et Terre
CHINTE Mains Incroyables
MEIKYO Mirir Poli
NIJUSHIHO Vingt-Quatre Pas
SOCHIN Immuable Devant Le Danger
WANKAN Couronne De Roi
UNSU Mains Dans Le Nuage
ROHAI Mirroir De L'Ame
GOJUSHIHO DAI Cinquante-Quatre Pas (version majeure)
GOJUSHIHO SHO Cinquante-Quatre Pas (version mineure)
Il s'agit d'assauts conventionnels.
Le Kumite est une autre approche du Karaté, complémentaire du Kata, car tous deux enseignent le combat réel. Sa pratique permet de comprendre et d'apprécier les subtilités des bases. Elle les dépouille de tout ornement esthétique, spectaculaire pour se concentrer essentiellement sur les techniques fondamentales.
Dans un combat véritable, celui qui place la première attaque efficace l'emporte, car il faut venir à bout de son adversaire le plus rapidement possible, tout en montrant une habileté réelle pour déjouer ses attaques. C'est pourquoi le travail du Kumite doit être simple.
Le mae-geri, se défini comme le coup de pied de face, il s'effectue en 4 temps: l'armement, la frappe, le ré-armement et la pose au sol.